la france d’antan, ses mystères et ses légendes épisode 1

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Les légendes et les superstitions semblent absurdes à ceux qui n’en ont pas les clés
— Anonyme

Le début d’un rendez-vous

Bienvenue sur ce tout premier Podcast.

Vous le savez sans doute déjà, mais j’ai récemment terminé ma série de légendes sur l’île Maurice. Me revoilà donc avec une toute nouvelle série d’histoires, une chronique sur la France d’antan, ses mystères et ses légendes. Je vous ai préparé une autre surprise concernant cette nouvelle série de légendes, mais vous en saurez plus lorsque le cinquième épisode sera publié. D’ici là, je vais vous faire patienter encore un peu ! ;-)

Mais revenons-en au sujet du jour et débutons cette série avec notre première légende. (Oh et oui, je commence par la région que j’habite actuellement, bon dépaysement ! ;-) ).

 
 
 
 

Une légende du lac d’Aiguebelette


C’est en l’année 1480 que se produisirent les faits que je vais vous rapporter ici. Il est dit qu’en ce temps-là la montagne d’Aiguebelette, en actuelle Savoie, servait de limite entre le diocèse de Grenoble et celui de Bellay. Les gens du cru l’avaient nommée la Guilleberie une désignation remplaçant celle, plus ancienne, de la Kébelle.

De fait, personne n’avait alors d’opinion bien définie sur l’origine de ce nom, mais certains y voyaient un lien avec d’anciens rites faisant de cet endroit un lieu sacré. Une terre de culte vouée à l’antique déesse de la Terre.

L’histoire raconte qu’en cette période une ville magnifique flanquée de palais et autres bijoux de l’architecture d’antan s’élevait là, en lieu et place des eaux vertes et lumineuses du lac actuel. Cette opulente cité régnait en maîtresse incontestée sur cette partie du territoire et ses habitants se souciaient peu du reste du monde. Un soir, un vagabond attiré par les cris joyeux et les effluves délicieux de ce qui promettait d’être un beau festin, s’approcha des palais. Mais il fut cruellement rejeté par les nantis et s’en fut comme il était venu, les pieds fatigués et l’estomac creux.

Un peu en dehors de la ville, alors qu’il reprenait sa route, le mendiant croisa le chemin d’une vieille femme qui habitait là. Celle-ci le prit en pitié et lui offrit de partager son repas, le gratifiant dans le même temps d’un toit pour la nuit ainsi qu’un bon lit.

Lorsque la bonne femme ouvrit ses fenêtres le lendemain, elle fut fort étonnée de constater que la ville voisine avait totalement disparue, entièrement recouverte par les eaux scintillantes d’un grand lac. Intriguée, la vieille femme scruta avec plus d’attention cet intrus miroitant lorsqu’elle repéra une silhouette qui ressemblait à s’y méprendre à celle du vagabond qu’elle avait hébergé la veille au soir. Chose plus spectaculaire encore, celui-ci avait l’air de marcher sur les flots comme s’il n’y avait rien de plus naturel. La vieille femme se précipita alors dans la chambre de son hôte pour en avoir le cœur net et la trouva aussi vide qu’à l’accoutumée.

La légende veut que les deux îles qui subsistent encore au milieu des eaux émeraude du lac demeurent les seuls vestiges de la ville maintenant engloutie.

 
 
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