L’Écritoire est le premier épisode d’une saga mettant en scène Lazare Donatien. La quatrième de couverture vous aura sans doute mis sur la voie, il s’agit d’un personnage atypique, vu qu’il est un Drockhead. Très bien, mais qu’est-ce qu’un Drockhead ? Ce premier épisode donne déjà quelques explications, mais il faut attendre la suite pour en savoir davantage… Difficile donc de savoir dans quelle direction va se diriger la suite, mais au vu de ce que j’ai pu apercevoir au cours de ces 42 pages, j’ai envie de prolonger ma découverte !
Dans ce premier opus, nous faisons donc la rencontre avec Lazare Donatien. Il travaille comme antiquaire, mais c’est un antiquaire, dirons-nous… un peu particulier. En effet, son état de Drockhead lui permet, entre autres, de rencontrer des entités surnaturelles. Un jour, un homme vient le voir avec une vieille écritoire qu’il croit hantée. Lazare mène sa petite enquête pour découvrir la vérité sur ce phénomène, et quoi de plus simple que de directement se renseigner auprès de l’entité concernée ?
Vous l’aurez compris, cette histoire va vous mener à la lisière d’un monde surnaturel. Mais vous serez bien loin de tout ce que vous avez déjà lu jusqu’à présent, car Virginia Besson Robilliard propose des idées inédites. Du moins, je n’ai jamais entendu parler de Drockhead avant et même la façon dont elle présente les choses et les personnages sont innovants.
J’ai été agréablement surprise par la tournure que prennent les événements. Sans trop en dire, on balance entre des personnages pour qui le surnaturel est parfaitement normal et d’autres qui ne le soupçonnent même pas. C’est donc très intéressant de comparer les réactions de ces deux groupes face au même phénomène. Lazare sert plus ou moins de pont entre ces deux univers, et sa façon de les faire se confronter est originale et plutôt drôle.
Le style d’écriture est très agréable : pas de longueurs, mais des descriptions largement suffisantes pour profiter pleinement de l’histoire, un rythme qui s’adapte très bien aux différentes situations… Pour faire court, le tout se lit de façon très fluide et, sans s’en rendre compte, on arrive déjà à la dernière page, sur un superbe cliff-hanger !
Ai-je besoin d’en dire plus ? En 42 pages, j’ai découvert un univers inédit et un personnage fort, attachant et intéressant. On sent que l’univers décrit regorge de possibilités et on a qu’une envie : en savoir plus ! Je crois donc qu’on peut dire qu’il s’agit d’un coup de cœur, tout simplement.
Il ne me reste plus qu’à remercier Virigina Besson Robilliard pour ce SP et cette très belle découverte !